(Texte français après les galeries)
In March I was lucky enough to create three lithographic prints at AdN Imprimerie d’Art under the guidance of artist and printer Laurent Nicolaï.
We’d discussed a project at the beginning of the year. I was keen to try the technique and had prepared some drawings with that in mind. Laurent saw the potential and as it happened, had two large stones that he’d be wanting to use for a while. The biggest stones that the press could accommodate.
The press is a Marinoni, from around 1900 – originally a commercial machine it would have been capable of thousands of prints a day. Long rendered obsolete a few survive. At around 6.5 tonnes they’re not a simple option to pick up but AdN Imprimerie d’Art did just that. The studio’s philosophy is that these machines still have the potential to inspire artists and thereby contribute to the creative landscape.
Lithography is based around the fact that water and grease don’t mix. Basically the artist makes a drawing with a grease based crayon directly onto the stone. When you wet that stone and roll over it with greasy ink, the latter will just stick to the areas which have been drawn. You can then make a print transfering the inked image onto paper. That’s less than half the story. The stones themselves are extremely fine grain limestone, they need to be sanded to be perfectly flat. The initial drawing goes through various stages, a solution of gum arabic and weak acid helps ‘fix’ the drawing while sealing the exposed stone. The intial drawing is washed out using white spirit leaving just the grease in the stone. It is this that is wetted and inked.
Manhandling a 120kg slab into the machine isn’t for the fainthearted, nor are the myriad adjustments required to set the correct pressure and level of inking.
In all I created three single colour prints. The first was originally meant to be a test but we thought in the end it was worth creating an addition.
Each print is in an addition of 12 only. After the run the stones were regrained for the next project.
The prints are printed on Fabriano White Rosaspino 285gsm
I have 9 out of 12 that are available to buy. DM me for details.
Below: Greet the Sun 92 x 65 cm 2026 Edition of 12
Below: New Growth 92 x 65 cm. 2026 Edition of 12
Below: Palms 70 x 50 cm 2026 Edition of 12
En mars, j’ai eu la chance de réaliser trois estampes lithographiques à l’AdN Imprimerie d’Art, sous la direction de l’artiste et imprimeur Laurent Nicolaï.
Nous avions évoqué un projet au début de l’année. J’étais très motivé pour essayer cette technique et j’avais préparé quelques dessins dans cette optique. Laurent a vu le potentiel de ces croquis et, par bonheur, disposait de deux grandes pierres qu’il souhaitait utiliser depuis un moment. Les plus grandes que la presse pouvait accueillir.
La presse est une Marinoni, datant des alentours de 1900. À l’origine machine industrielle, elle était capable de produire des milliers d’exemplaires par jour. Devenue obsolète depuis longtemps, il en subsiste pourtant quelques-unes. Avec un poids d’environ 6,5 tonnes, elles ne se déplacent pas facilement, mais l’AdN Imprimerie d’Art a relevé le défi en en acquérant une. La philosophie de l’atelier est que ces machines conservent tout leur potentiel pour inspirer les artistes et, ce faisant, enrichir le paysage créatif.
La lithographie repose sur un principe simple : l’eau et la graisse ne se mélangent pas. En pratique, l’artiste dessine directement sur la pierre avec un crayon gras. Une fois la pierre humidifiée et encrée avec une encre grasse, cette dernière adhère uniquement aux zones dessinées. On peut ensuite transférer l’image encrée sur du papier. Mais ce n’est là qu’une partie de l’histoire. Les pierres elles-mêmes sont des calcaires à grain extrêmement fin, qui doivent être poncées pour être parfaitement planes. Le dessin initial subit plusieurs étapes : une solution de gomme arabique et d’acide faible permet de « fixer » le dessin tout en scellant la pierre exposée. Le dessin initial est ensuite lavé au white spirit, ne laissant que la graisse dans la pierre. C’est cette partie qui sera humidifiée et encrée.
Manipuler une dalle de 120 kg pour la placer dans la machine n’est pas une tâche pour les timides, pas plus que les nombreux réglages nécessaires pour ajuster la pression et le niveau d’encrage.
Au total, j’ai réalisé trois estampes en une seule couleur. La première devait à l’origine servir de test, mais nous avons finalement décidé qu’elle méritait d’être éditée. Chaque estampe est tirée à 12 exemplaires seulement. Après la série, les pierres ont été regrainées pour le projet suivant. Il me reste 9 exemplaires sur les 12 disponibles à la vente.
